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La symbolique de l'image - La Symbolique de l'image au Moyen-Age


 

 

 

 

 

La symbolique de l’image médiévale est indissociable de l’histoire du Livre.


Dès le IVème siècle, les livres sacrés étaient les ouvrages les plus répandus.

Les moines dans les scriptoriums travaillaient à leur réalisation,

ils en avaient le monopole et ce jusqu’au XIIème siècle.

 

Objets utilitaires, ils étaient investis d’un sens sacré ;

considérés comme le siège de la vérité, ils reflétaient le Sagesse Suprême.

 

 



Couverture de protection du Livre

des Évangiles à l'usage de la Messe

de l'abbaye N.D. d'Œlenberg.

Enluminure : Renaud Marlier

Reliure : Mireille Marlier

 

 

 

 

 


 

L’enluminure participait à cette notion. Inspirée par le contenu du texte

qu’elle illustre, l’image facilite sa compréhension.

 

Conçue pour visualiser des concepts abstraits ou pour

synthétiser un texte complexe, l’image,

dans la société médiévale, a plus d’impact que le mot.

 

Par le jeu des formes et des couleurs, par sa charge symbolique

elle vise un niveau de connaissance et de contemplation,

elle permet d’accéder à ce que l’intelligence ne peut saisir.

En élevant l’esprit, le regard peut alors pressentir

une réalité “supérieure”, car ce n’est pas l’aspect matériel

des choses, mais bien leur essence et leur signification

qui doivent être représentées, le visible ouvrant une fenêtre

vers l’invisible.

 

 

 

Vitraux historiés de la cathédrale

Notre Dame de Paris


 

 

 

 


 


Les enlumineurs vont œuvrer pour mettre en lumière l’art de l’image.

Cette lumière impalpable, qui revêt un caractère sacré, va cheminer avec les

représentations de l’Invisible.

En effet, l’histoire du monde chrétien se déroule sous le regard de Dieu.

 

 

Une des fonctions de l’image sera de faire cohabiter des scènes du monde réel

avec des représentations très diverses de la "Divinité".

L'enlumineur réalisation :

Renaud Marlier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visible et invisible vont se conjuguer à l’infini au travers de formes artistiques

complexes et multiples, où l’imaginaire fécond sera peuplé de

signes et de symboles.


Les liens tissés par Dieu entre les hommes et son univers cosmique se

déclineront dans le monde des formes et des couleurs, monde perçu dans une totalité

admirablement construite et organisée.Le sens de l’univers s’ouvre sur un au-delà

transcendant  où l’or occupe une place privilégiée.


Métal inaltérable, symbole de la connaissance, de la richesse et du pouvoir,

l’or s’impose de lui-même pour représenter la « Divinité », la Lumière incréée.

Reflet de la lumière céleste, absolue perfection, l’or possède un rayonnement propre.

Libéré de la forme, presque impalpable (une feuille d’or = 0,7mµ),

l’or fait naitre une splendeur indestructible.

Lueur, éclat, sa force de transfiguration est autre que celle des couleurs.

Si celles-ci vivent de la lumière,

l’or est lui-même  Lumière active et rayonnement.

Par sa contemplation l’homme s’approche des "ténèbres éblouissantes",

du mystère pur.



 

 



Il serait tentant d’établir un tableau de correspondance entre couleur et signification, gestes et sens, tableau qui serait alors trop réducteur.

En effet mille ans d’histoire médiévale ne peuvent se résumer en une classification trop simpliste.


Ce serait oublier qu’une image ne prend son sens et sa signification que si elle est inscrite dans une géographie, une histoire, un contexte littéraire, et une théologie temporelle.

Si certaines clefs de lecture perdureront jusqu’à la Renaissance, voire, jusqu’à nos jours, on peut distinguer deux grandes périodes dont le XIIème siècle en serait le pivot, telle une frontière, sans toutefois de limite absolue.


Outre la multiplication du livre à cette époque, à  l’aube de la Renaissance un changement spectaculaire se produit dans la conception du monde.


Le mouvement ascendant, qui avait atteint son point culminant à la fin du Moyen Age, va s’inverser : l’homme se tourne de nouveau vers la terre.

Il redécouvre les beautés de l’univers tandis que les lois de la mécanique et de la causalité deviennent le fondement des sciences.


Sentiments religieux, irrationnel, mysticisme sont de plus en plus rejetés au profit d’une pensée avant tout logique.

L’art devient plus réaliste, il tente d embrasser la totalité de l’univers connu.

 

 



 

 



Pour illustrer ce propos, voici une étude comparative d’une même scène,

la  “Pentecôte” issue de manuscrits conservés dans l'Est de la France.

 

Cliquer ICI

 

 

 


 

On peut se demander si une telle perception symbolique de l’homme et du monde n’est pas devenue totalement anachronique de nos jours.

En effet la science semble avoir désacralisée le cosmos. Alors qu’hier planaient de grands mystères, aujourd’hui tout trouve explication et raison d’être.

La connaissance scientifique a pour but de déterminer les lois de la nature alors que la connaissance symbolique en livre la signification .

Cette complémentarité nous permet pourtant de pénétrer humblement dans l’univers pictural de jadis.

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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