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La symbolique de l'image - Pentecôte du Graduel de Saint Dié

 

 

 

 

 

 

 

 

Pentecôte du Graduel de Saint Dié.

XVIème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

La lettre "S" en partie recouverte introduit la scène.

Les apôtres sont réunis en compagnie de Marie,

figurée au centre de l’image.

 

 

 

 

 

 

 


 


L’Esprit Saint représenté sous la forme d’une colombe*

descend sur eux.

Cette représentation traditionnelle est ici complétée par

des rayons lumineux évoquant ceux du soleil.

 

 

 


 


* La colombe est un animal au symbolisme complexe. Depuis la Haute Antiquité,

quatre qualités sont attribuées aux colombes : tranquillité, fidélité,

soin qu’elles portent à leur progéniture et facilité de leur domestication.

Dans la civilisation gréco-romaine, elle désigne la fidélité de l’amour,

elle est aussi image de l’âme.

Dans l’Ancien testament, on loue la rapidité de son vol,

la tristesse de son roucoulement mais aussi sa fidélité.

C’est depuis le « déluge » que la colombe devient le symbole de la paix retrouvée,

elle deviendra chez les premiers chrétiens symbole de paix céleste.

On la rencontre pour représenter l’Esprit Saint dans les scènes du baptême de Jésus,

de l’Annonciation et de la Pentecôte dès le IVème siècle.

 

 


 

 


 

 

 


 

 

 

 

Dans le Graduel de St Dié, la scène, tout en conservant un caractère religieux,

devient plus réaliste.

On aperçoit dans le lointain un paysage montagneux ainsi qu’un petit château.

 

 


 

 

 

 

 

 




La Vierge* se dégage nettement au centre des disciples.





* Sa présence attestée dès le VIème siècle et fréquente dès le XIIème siècle

s’explique par la croyance ancienne qui fait d’elle la

Reine et la mère spirituelle des douze.

De plus, dans les périodes où la dévotion mariale est forte,

c’est le personnage de Marie qui s’identifiera avec l’Eglise

et deviendra symbole d’unité.

Nous la voyons représentée avec un livre ouvert sur les genoux.

Une tradition très ancienne remontant aux Byzantins fait de Marie :

"le Livre animé du Christ", celle qui contient en elle la sagesse divine.

 

 


 

 

 

 

 

 


 

Les apôtres, au nombre de douze, sont répartis de façon très équilibrée autour d’elle.

Ils sont tous revêtus de parures vestimentaires aux somptueuses couleurs.


 

 

 

 

 

 

 



Afin de bien mettre en évidence la place de Marie,

l’artiste l’a vêtu d’un manteau aux reflets dorés.

Le bleu qui devrait lui être attribué subsiste

néanmoins sur la doublure.


 

 


 

 

 

 

 

 


 


 


Cette scène fourmille de détails et d’ingéniosités techniques.

Pourtant elle s’éloigne du texte qu’elle est censées illustrer.

 




En effet, la Pentecôte prend place dans une pièce close d’une maison

de Jérusalem appelée le « cénacle », c’est avant tout une scène d’intérieur.

Ici tout est magnifié : les personnages, le paysage, la décoration de la lettre

ainsi que celle des marges.

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

L’œil contemple chaque détail au détriment du sens premier

de la pentecôte :

la descente de l’Esprit Saint.

 

 

 


 
 
 
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