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MINÉRALES - LES JAUNES NATURELS



 

 

 

Table des matières

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- Orpiment & réalgar.

- Orpiment.

 


 

 

 

Table des matères

 

 

Orpiment et réalgar

(pour le réalgar voir aussi les rouges naturels)



Bien que nous puissions le considérer comme un rouge (au sens médiéval), le réalgar dans le temps perdra sa belle couleur vermillon orangé au profit d’un jaune plus ou moins lumineux en fonction de son âge.  (Voir : Les rouges naturels).


Ces deux minéraux sont connus depuis la nuit des temps. Ce sont des sulfures d’arsenic naturels. (As2S3 ) pour l’orpiment et (As2S2) pour le réalgar.


Ils est bien souvent difficiles de les séparer car dans la littérature technique ils sont presque toujours cité l’un après l’autre, ou l’un avec l’autre, voire quelques fois confondus. (Souvent dans les manuscrits médiévaux ils portent le même nom d’orpiment, seul l’adjectif rouge, ajouté pour le réalgar, permet de les déconnaître.)

 


 


Pierre de réalgar & nuancier de ce pigment (posé depuis plus d'une année).

 


 


 

Table de matières

 

 

L’orpiment était connu au moins depuis la XVIIIème dynastie puisque l’on en retrouve traces à Thèbes dans une nécropole ainsi que dans celle de Toutankhamon. Il est cité dans Le Livre des Morts et sur certains ostraca.

 



Pierre d'orpiment cristallisée & conservation des Pigments d'orpiment

 

 

Pline en parle à de nombreuses reprises, il en va de même pour Vitruve, Dioscoride … .

Il est à noté que le nom d’orpiment vient du latin auripigmentum, le pigment d’or.


Pline d’ailleurs dans le livre XXXIV écrit : « L’arrenicum est un autre dérivé de la même substance. La meilleure sorte est colorée d’une fine tonalité d’or. … ».


Pigment redouté pour son odeur caractéristique d’ail et sa réputation de couleur vénéneuse il a souvent servit à remplacer l’or dans les manuscrits.


De nombreuses recettes le conseillent pour : « peindre lettres comme or ».


Par exemple dans le ms de Padoue : « broyer l’orpiment avec gomme et eau puis écrivez. »


Turquet de Mayerne dans sa recette n° 152 intitulée « of orpiment » écrit :

« Il y a deux sortes d’orpiment  nécessaires pour la peinture or. L’un est jaune l’autre rouge. Ils doivent être broyés d’abord dans l’eau et une fois sec, on peut facilement les détremper à l’huile. »


Toutefois, il remarque que ce dernier est relativement anti siccatif.


Calciné légèrement, il devient jaune souci.


En 1766 R. de Piles ( 122) conseille : « Pour le calciner, on le met au feu dans une boite de fer, ou dans un pot bien bouché : mais peu de gens veulent faire cette opération, parce que la fumée et mortelle. »

 

 


Nuancier de l'orpiment

 

 

 

 

L’orpiment est un pigment dangereux pour les peintres et pour les autres couleurs.


 

 


Le broyage de l’orpiment est un peu particulier car la pierre étant lamellaire,

il faut recourir à des médiateurs internes pour réussir à briser ces lamelles.

 

 

À ne mélanger sous aucun prétextes avec les pigments issus d’oxydation de métaux.




 

 

Pigments Dangereux (Poussières mortelles…)


Lors du travail de l'orpiment et du réalgar, prendre des mesures de précautions personnelles : gants, masques, blouse…

 

 

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Image pigment d\'orpiment
 
 
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